Activités de l'école

Voici les dernières activités des CM1 et CM2

Les petits « rats » de l’école

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Compte-rendu de la rencontre avec Jean-Baptiste Cabaud

activité ecole

Jean-Baptiste Cabaud, né en 1970,  est un jeune auteur (de fictions, poèmes, chansons). Il est aussi graphiste et compositeur. Pour son 1er album, il s’est entouré d’un grand illustrateur : Fred Bernard.
Nous sommes partis le rencontrer à la bibliothèque Jean Vilar le 7 décembre dernier. Nous lui avons préparé des questions, des critiques et des textes en rapport avec son livre « Le petit inconnu au ballon ».

 

ecole claude monet angers

 

Puis, nous lui avons préparé un jeu où il devait piocher une étiquette dans chaque enveloppe (décors, personnages, animaux, lieux, objets, époques) pour qu’il nous aide à rédiger le début  du conte de sagesse.
Une fois que nous avons inventé ce début, il nous a envoyé la suite par internet.
Voici le conte :

La corne magique

Il était une fois un vieil homme qui travaillait dans une usine. Cette usine n’était pas comme les autres car elle fabriquait des cornes de diables. Ces cornes étaient maléfiques. Si on avait le malheur de se trouver devant celui ou celle qui en avait une, on ne pouvait espérer que faire le mal pour le restant de ses jours. Tous les gens se méfiaient de cette usine. Ils évitaient même de l’approcher.

 

Mais un jour, le vieil homme laissa son chien seul parce qu’il devait partir faire la révolution contre l’installation des machines à la place des hommes dans l’usine. Il le laissa dans une pièce de l’usine, là où personne ne viendrait.
Un jour, le chien trouva une corne jaunâtre. Elle n’était pas comme les autres. Comme il était curieux, il souffla dedans et un ange apparut. L’ange dit :

Merci de m’avoir libéré. Il y a bien longtemps que j’observe ce que tu fais.

Le chien était étonné. Puis après quelques minutes, l’ange dit :

Bon. Pourquoi m’as-tu fait apparaître ?

Le chien, qui n’avait pas parlé depuis longtemps, répondit :

Je ne sais pas, mais je ne veux pas que tu partes sinon je serai à nouveau seul.

Ne t’inquiète pas, je vais t’aider à sortir d’ici et à retrouver ton maître.

Mais comment sais-tu que j’ai un maître ?

Les anges entendent les pensées comme si tu parlais.

Enfin ils partirent tous les deux.

Je peux monter sur ton dos ? demanda l’ange au chien, je suis resté trop longtemps enfermé dans cette corne, j’ai les ailes toutes engourdies.

Je veux bien, répondit le chien au moment où ils sortaient de l’usine et arrivaient dans la rue. Mais un ange qui fait du cheval sur un chien ; les gens vont nous regarder bizarrement.

Non, je suis invisible pour eux. Et d’ailleurs, tu n’es pas obligé de parler non plus, puisque j’entends tes pensées. Un chien qui parle, ça c’est vraiment bizarre.

Héhéhé, rigola le chien intérieurement, tout content d’avoir trouvé ce nouveau compagnon.

L’ange, bien assis sur le dos du chien, donnait des instructions en disant « à droite », « à gauche », « tiens, prends ces escaliers, là » puis reprenait sa discussion avec le chien et effectivement, personne parmi les gens qu’ils croisaient n’avaient l’air de remarquer quoi que ce soit d’anormal.

Voilà, ça va être ici, dit enfin l’ange, après un grand nombre de rues et de ruelles traversés. Houlà, il était temps qu’on arrive, ajouta-t-il d’un air inquiet.

Ils se tenaient devant un grand bâtiment, un immense immeuble. Une énorme foule était amassée devant, qui semblait attendre quelque chose. On entendait parfois des chants révolutionnaires s’élever par-ci par-là.

Qu’est-ce qu’ils font ? demanda le chien.

Tu vas comprendre. Vas-y, faufile-toi à travers. Rentre dans le bâtiment.

Rentre tes ailes, ça va être serré.

Et le chien se fraya un passage à travers la foule. En zigzaguant, en aboyant de temps en temps quand les gens ne le laissaient pas passer, il arriva, l’ange toujours sur son dos, dans l’entrée de l’immeuble.

Monte au deuxième étage, vite, dit l’ange.

Le chien s’exécuta et ils arrivèrent dans une grande salle, au milieu d’une réunion qui semblait très importante. Beaucoup de gens discutaient, donnaient leur avis, débattaient. Ils parlaient de la révolution, des usines, de la politique, du gouvernement. Beaucoup de gens également écoutaient, et ne disaient rien. Et parmi eux, silencieux et qui écoutait avec un petit air désespéré quand il semblait entendre une grosse bêtise dans les discours, le vieil homme ; le maître du chien.
Il se retourna quand il entendit derrière son dos un aboiement qu’il aurait reconnu entre mille.

Ça alors ! C’est incroyable ! Comment tu as fait pour me retrouver, mon vieux compagnon ? Que je suis content de te voir ! Tu sais, j’étais au désespoir de te laisser seul dans cette pièce, mais c’était pour que tu ne prennes pas un mauvais coup. Je tiens tellement à toi. Ça peut faire mal, les révolutions.

Le chien était très ému et il pardonna immédiatement, mais il se garda bien de lui dire tout ça à haute voix. Alors il se mit à lui lécher la main.

Bon bon bon, c’est très joli tout ça, mais c’est à ton tour de m’aider, dit l’ange très inquiet. Regarde, à la fin de cette réunion, ils vont élire un nouveau chef et tous les candidats ont déjà été touchés par le son des cornes de diable, mais ça, personne ne le sait. Il ne pourra en ressortir que du mal, quel que soit le vainqueur. Misère, qu’est-ce qu’on va faire ? Il faut trouver une solution, vite…

Dis-moi, dit le chien. Est-ce que la corne magique a d’autres pouvoirs que celui de garder les anges prisonniers ?

Oui, elle exauce les vœux. Pourquoi ?

Alors, voici ce que tu vas faire.

Et il murmura quelque chose à l’oreille de l’ange.

Les critiques des enfants

L’oisillon La Terreur : Chantal Cahour
Je l’ai lu en CE 2 et je l’ai adoré. Ca parle d’un enfant qui vole et harcèle tout le monde. Une petite fille arrive à l’école et…
Il n’y a pas longtemps, l ‘écrivain est venu dans notre classe.
                                                                                              Rebecca

 

 

 

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